négro-spiritualLe Négro-spiritual, type de musique vocale née au XVIIème siècle, est composé de chants religieux utilisés par les esclaves aux Etats-unis. Entre 1619, date de l’arrivée des premiers Africains en Virginie et la guerre de Sécession (1861-1865), deux millions d’esclaves sont déportés dans les colonies d’Amérique du Nord pour travailler dans les champs de coton.

Le Négro-spiritual ou chant noir spirituel est composé au départ de chants sans accompagnement puis rythmés par des objets du quotidien de l’esclave transformés en instruments (pioche, marteau, flûte de roseau…).

 

La référence au religieux est inhérente, les premiers chants représentaient chant égliseune libre interprétation des Écritures Saintes. L’esclavage pris fin après le seconde guerre mondiale laissant place à la ségrégation raciale…

Les Négro-spirituals continuent d’être interprétés par les noirs en signe de liberté et d’égalité.
Peu à peu, le Négro-spiritual va plus ou moins s’occidentaliser et laisser place au Gospel.

Les Gospel Songs ou chants gospels des années 30 sont des hymnes traditionnels et des mélodies populaires. C’est un courant, une mutation des chants rituels des protestants blancs. L’âge d’or du Gospel se situe entre 1945 et 1965 avec des choirs (chœurs), des groupes masculins, féminins, mixtes et une volonté collective mais aussi des artistes comme Brother Joe May, le « Caruso du Gospel », ou encore Alex Bradford.

Aujourd’hui, le Negro-spiritual et le Gospel poursuivent ensemble leur mission. L’un raconte l’histoire et les plaintes des esclaves et l’autre annonce la joie, des paroles divines et d’espérance.

Une nouvelle génération après James Cleveland, précurseur du Gospel moderne, redonna de nouvelles couleurs au message délivré par le Gospel. On mentionne une multitude d’artistes comme Edwin Hawkins avec son célèbre Oh Happy Day, Shirley Ceasar, Yolanda Adams ou encore Kirk Franklin.